[Yokai] Ayakashi & Mononoke

Publié le par Plumy

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Ayakashi & mononoke, une série qui a fortement contribué à mon attachement pour les yokai et pour certaines constructions graphiques. Pour la petite histoire, il existe donc deux séries. La première, Ayakashi, est une ensemble de 3 histoires sur les yokais. Dans la 3eme histoire, intervient ce personnage si particulier, Kusuri Uri - traduire "L'apothicaire", mais le terme "Kusuri uri" reste au final son nom puisqu'il ne se nomme jamais -  qui, obtenant un succès certain, se verra attribué une série tournant autour de sa personne, nommée Mononoke et qui est donc la suite direct du dernier volet d'Ayakashi.

Je n'ai personnellement vu que les histoires liées au kusuri uri et ne parvient pas à me résoudre à regarder les premières histoires d'Ayakashi, par une étrange crainte d'être déçue appuyées par les critiques toujours un peu négatives sur les premières histoires lorsqu'on les compare à celle tournant autour de Kusuri Uri. Sans la présence du Kusuri uri, qu'en sera t'il ? De fait, je vais parler ici uniquement des histoires tournant autour de ce personnage. Je considère donc la série du kusuri uri comme un tout de 6 arcs, le premier étant le dernier arc d'ayakashi. La série fait donc ainsi 15 épisodes.

Ce que l'on remarque en premier lieu dans cette série, c'est son esthétique si particulière. Les dessins, bien qu'animés, font penser à une estampe. Les couleurs en aplats ne s'encombrent pas d'ombre, et la lumière n'est ni présente ni absente, comme si le soleil ne brillait pas à l’extérieur. Ces aplats sont jouxtés à des textes figées qui donnent un rendu très particulier qui peut en rebuter certains, mais qui pour ma part m'a fasciné. L'image fourmille de détails sans être illisible. Le dessin est experimental, nerveux, pétillant. 

 

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La mise en scène est également particulière. Les plans fixes, dans lesquels seul un détail est mobile, ou encore les plans ralentis, ou fixes et se succédants rapidement pour réaliser un travelling arrière saccadés, sont communs dans cet animé. Les plans ont souvent une grande force graphique, comme si chaque instant était appuyé d'une scène clé. Cette sensation est renforcée par certains bruitages, particuliers et diffus, qui appuient eux aussi sur l'instant clé, donnant une progression continue à une événement que l'on sent comme inexorable. Souvent, les paravents ornés de dessins de yokai sont fortement présents et de manière quasi systématique, la direction du regard des créatures dessinées derrière les personnages convergent avec les personnages, donnant une présence étrange à ces dessins qui semblent assister eux aussi à l'action. L'animation est lente, les plans se succèdent, et sans prévenir une rapidité soudaine se précipite à l'écran et n'en est que plus frappante.

Les scènes sont coupées entre elles pas deux pan de bois japonais qui se ferment et se rouvrent avec un claquement sec, évoquant le théâtre traditionnel japonais. Les sons secs , et les bruitages en règle générale, sont une composante essentielle de l'univers auditif de cette série. Le bruit des grelots du kusuri uri. Le claquement sec de son arme lors d'une révélation. Malgré son ambiance très lourde, cette série n'est pas dépourvue d'humour, qui se manifeste par petites touches dans certaines dialogues, ou dans certaines situations, histoire de nous faire esquisser un sourire et oublier la gravité de la situation.

 

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L'acteur de toutes ces tristes comédies, c'est Kusuri uri, l'apothicaire. A chaque histoire, il est présent, d’abord spectateur puis acteur de l'exorcisme, mais jamais pour son compte personnel. Il est à l'écart du monde des humains et n'intervient que pour des raisons précises. Ce personnage est autant mystérieux que charismatique, son allure - oreilles pointues, maquillage étrange, vêtements colorés et particulier - contribuant à le mettre visuellement à l'écart des humains qui sont les pions de chacune de ces histoires.

Kusuri uri n'est pas impliqué dans les situations. A l'écart des autres, peut affecté par ce qu'il se passe, il agit à son rythme, faisant les choses à sa manière, sans s'occuper du reste. Il s'affiche comme étant le personnage principal, mais pourtant, ce n'est jamais lui la victime. Il lutte, mais pour protéger les autres, ou plutôt pour effacer et donc apaiser le yokai qui n'aurait pas du être la, comme pour rétablir un équilibre rompu.

Le personnage fait forte impression, grâce à son allure, sa voix doublé par un homme à la voix basse et envoutante, son économie de mots et de geste, alors qu'il se déchaine sans prévenir lors des exorcismes. Le mystère s'épaissit avec l'allure très étrange qu'il affiche lors des exorcismes, qui porte à croire à la présence d'un "autre lui même", et le fait qu'on le voit identique à diverses époques via le dernier arc. On n'apprend absolument rien sur lui, et cela fait à la fois la force et la faiblesse de cet animé. On est frustré de n'avoir rien appris sur lui - lors de mon premier visionnage, j’espérais une révélation sur lui jusqu'au dernier instant - et en même temps, ce choix sert la principe sur lequel l'animé s'est construit, dans lequel le kusuri uri est au final plus un spectateur qu'un acteur, malgré ses exorcismes. On n'a pas besoin d'en savoir plus sur lui... Même si on le voudrait bien.

tumblr_lifranSsHM1qfsvv0o1_500.jpgPar 椿


Centré sur le fantastique et les monstres japonais, les termes abondent dans cette série. Les esprits japonais ont cela de particuliers qu'il existe de nombreux noms pour les désigner, qui semblent être des synonymes. Reprenons donc du début ces différentes dénominations :

Yokai : Désigne "un être vivant, forme d'existence ou phénomène auquel on peut appliquer les qualificatifs extraordinaires, mysterieux, bizarre, étrange et sinistre". Le terme yokai est composé des kanjis "monstre", démon, sorcier et étrange. Les yokais sont nombreux et variés : Monstres, démons, divinités locales, objets doués d'âme, animaux fabuleux ou métamorphes... A ne pas confondre avec le yurei, qui désigne un fantôme au sens européen du terme, à savoir l'esprit d'un mort revenu sur terre. Cependant, certains yurei comme  le rokurobi ou la futakuchi-onna sont considérés comme des yokais.

Obake : Également appelé "bakemono". Désigne les esprits japonais qui ont des facultés de métamorphoses. Peut être utilisé dans la culture populaire comme synonyme direct de mononoke ou ayakashi, mais ce terme la désigne précisément les yokai doués de métamorphose. Mes yokais préférés, les tsukumo gami qui sont dérivés d'objets domestiques, sont une forme de bakemono également.

Mononoke : Littéralement "Esprit vengeur", synonyme de yokai. C'est un mot ancien qui n'est plus trop utilisé à notre époque. Ce terme à une connotation de danger, même si l'esprit n'est pas forcement maléfique.

Ayakashi : Synonyme de yokai, mais plus souvent utilisé pour un yokai marin en particulier.

Les deux séries respectivement nommées mononoke et ayakashi font donc ainsi références aux créatures de l'occulte au sens large, même si le 2eme fait un peu plus réference au monstre marin que l'on peut trouver dans le 2eme arc de la série Ayakashi. La princesse mononoke de Ghibli, fort connue, est quand à elle la princesse des esprits de la forêt, vengeresse et agressive envers les humains qui détruisent la forêt. En comparant "Mononoke" et "Princesse mononoke", on voit bien les différentes interprétations qui peuvent être faites des yokais et la varieté de leurs incarnations.

 

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Chaque arc est centré sur un yokai précis, et les interprétations des yokais sont variées et originales. Je vous laisse la surprise de découvrir leur apparence dans l'animé et vais simplement lister et décrire les yokais clés de cet animé. Ils ne sont pas les seuls à intervenir dans chaque histoire, et de nombreux yokai fortement referencés sont cités ou acteurs, mais je préfère ne pas les recenser pour encore une fois laisser la surprise.



Buson-Bakeneko.jpgL'arc Bakeneko : C'est un chat ayant obtenu des pouvoirs surnaturels, comme le kitsune ou le tanuki. Il a une apparence ordinaire, mais peut projeter des boules de feu et se tenir sur ses pattes arrières. On ne laisse pas les chats approcher des cadavres car les bakeneko peuvent réanimer un corps sans vie. Le chat à deux queue dérive du bakeneko et devient alors un Nekomata.
Au début du 17eme siècle, les chats pullulaient au japon. Comme la superstition voulait que la longueur de la queue du chat dépende de son éventuelle transformation en bakeneko, les japonais prirent l'habitude de leur couper la queue. C'est ainsi que , très certainement, naquirent les chats japonais de la race bobtail.
La variante positive du bakeneko est le fameux maneki neko, le "chat bonheur".

Arc Zashiki warashi : Les lecteurs de XXX holic connaissent bien la zashiki warashi, qui y est présenté comme une petite fée de la pluie. Parfois appelée zashiki bokko, c'est un yokai de type "esprit de la maison". Son nom provient de zashiki, pièce traditionnel d'une auberge ryokan. Il est souvent représenté sous les traits d'un petit garçon ou d'un petite fille et représente la pureté. Seul les enfants peuvent le voir.
L'arrivée d'un zashiki warashi dans une maison apporte la bonne fortune, et son départ le déclin du domaine. Pour en attirer un chez soit, il faut l'estimer et l’élever comme son propre enfant. Comme un enfant, il peut faire des farces plus ou moins graces. Il est conseillé de lui parler gentiment et d'oublier cet écart.
Les lecteurs de Sayonnara Zetsubou sensei auront bien sur fait le rapprochement avec le fait que Kirri komori soit désignée comme étant un "esprit de la maison", traduction donc de "zashiki warashi".

220px-Kuwana_-_The_sailor_Tokuso_and_the_sea_monster.jpgArc Umi bôzu : Le bonze de la mer. Il en existe plusieurs variantes, comme Umihôshi ( le sage des mers), Umi kozô (le gamin des mers), Umi nyudô (le moine des mers). La version Umi Bozû désigne précisément celle d'un yokai grand et noir, aux grands yeux brillants, sans bouche ni nez. Quand il apparait, il faut garder la bouche fermée et éviter de le regarder. Si quelqu'un lui parle, il fait chavirer le bateau.
Il existe de nombreux propos qui à propos des umibozu et j'ai eut du mal à faire le tri. Mais apparemment certains peuvent changer de taille pour arriver à des proportions colossales, qui leur permettent de s'elever au dessus de la mer.

 

 

 

 


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Arc Nopperabô : Le yokai sans visage. Il a une apparence physique normale, exception faite de son visage qui est lisse, sans orifice. Techniquement inoffensif, il se plait à se glisser dans la population et à surprendre avec son visage lisse. Cette manière de faire des blagues aux humains. L'histoire la plus connu à propos d'un Nopperabou et l'histoire de Mujina (le fantôme sans visage) que l'on peut lire dans le recueil Kwaidan (ou histoire et études de choses étranges) dans lequel un homme croise un soir une jeune fille en pleurs qui cache son visage, et finit par s'apercevoir que son visage est lisse. Il s'enfuit, effrayé, et croise la lanterne d'un vendeur de nouille à qui il raconte son histoire. Et celui ci lui demande alors "c'était un visage comme ça ?" et d'effacer son visage d'un tour de main. Le tour pendable se faire se succéder les rencontres semble être une habitude du Nopperabou.
Cependant attention, le Mujina est le terme désignant une autre sorte de yokai, le blaireau, et le titre de cette histoire est en fait une erreur.
Ce yokai peut aussi être nommé zunberabô, et c'est d'ailleurs sous ce nom qu'on le trouve dans le dictionnaire yokai de shigeru mizuki, ou est narrée une variante de l'histoire de Mujina.
Dans le jeu Yume Nikki, l'item "Nopperabou" confère à Madotsuki une visage lisse.

Arc Nue : C'est un animal fantastique avec une tête de singe, un corps de blaireau, une queue de serpent et des pattes de tigre. D'autres descriptions lui donnent une tête de chat et un corps de poule. Il est fréquemment mentionné dans le yokai shutsugen nenpyô (Chronologie des apparitions de yokai) dans les années 1100. L'expression "c'est un nue" fait référence à quelqu'un d'insaisissable, avec un sourire inquiétant.

Arc Bakeneko : La boucle est bouclée avec ce dernier arc qui reprend le même yokai que le premier. Cet arc opère également un surprenant changement temporel, l'histoire passant soudainement aux années 1920.

Ayakashi__Bakeneko_by_muttiy.jpgPar Muttiy@Da

Chaque histoire est indépendante et peut donc être regardée comme telle, voir même comme un film, notamment pour le premier arc du bakeneko qui dure 3 épisodes soit 60 mn. Je ne peux donc que conseiller en insistant lourdement de regarder au moins le premier arc pour vous faire une idée de l'animé, notamment parce que c'est mon arc préféré.

Chaque histoire fonctionne selon le même schéma. Un lieu, une situation, dont le kusuri uri est exempt. Il vient alors qu'un phénomène surnaturel se produit, pour exorciser le démon. Cependant, cela ne peut se faire sans réunir 3 éléments clés : Katachi, Makoto et Kotowari.

Katachi : Le type de mononoke et la forme qu'il a prise.
Makoto : La vérité pure et simple, ce qu'il s'est passé.
Kotowari : La raison pour laquelle l'esprit veut se venger.

Une fois ces 3 éléments réunis - le kotowari semblerait devoir découler directement du Makoto, mais les choses ne sont pas toujours aussi simples, et les faits sans les sentiments sont creux et vides de sens - le Kusuri uri peut alors procéder à l'exorcisme en lui même, usant pour cela d'une épée particulière qu'il ne peut sortir de son fourreau que lorsque ceux 3 éléments sont réunis.
En dehors de l'acte d'exorcisme en lui même, le kusuri uri utilise différents objets : Des petites balances qui mesurent non pas le poids, mais la distance à laquelle se trouve le yokai, ainsi que de ce qui semble être des o-fuda qu'il plaque sur les murs et l'environnement proche de ce qu'il souhaite protéger. Ces fuda ont la particularité d'être blanc et de voir leur motif s'afficher uniquement en présence du yokai, ainsi que de voir leurs motifs changer selon ce qu'il se passe. Le kusuri uri se sert également de techniques et ingrédients basique de l'exorcisme, tel que du sel pour protéger une zone.

La technique d'exorcisme utilisé par le kusuri uri est à rapprocher du sammitsu (ou san-himitsu), technique bouddhiste signifiant "les 3 secrets" ou "les 3 mystères", elle même étant la réunion de 3 pratiques bouddhistes : Le jumon (les mantras), le nenriki (visualisation des symboles, madanals) et le ketsu-in (les mudras, gestes rituels spéciaux réalisés avec les doigts).
Le sammitsu sert à atteindre l'illumination, mais aussi pour certains à développer, concentrer et augmenter les capacités "spéciales" : Augmentation de la coordination physique, contrôle de la douleur, pouvoirs d'exorcisme et de guérison, augmentation de la sensibilité intuitive et psychique, induction d'états visionnaires proches du chamanisme.


Dans l'animé, kusuri uri semble doté de plusieurs des capacités données par le sammitsu. Dans le premier acte, alors qu'il contient le mononoke devant lui, sa main saigne et il ne semble pas s'en préoccuper et résister à la douleur. Les pouvoirs d'exorcisme sont partie intégrante du personnage et interviennent à chaque histoire.

Lorsqu'il passe le contrôle à son autre lui même, le motif de l'oeil ouvert dans le dos de Kusuri uri se ferme. Et j'ai vainement cherché un rapport avec le 3eme oeil boudhiste mais j'ai rien trouvé, et j'en suis fort frustrée.

 

Mononoke__Goldfishbowl_II_by_muttiy.jpgPar Muttiy@Da

 

Les histoires parlent à première vue de yokai, mais en vérité, les histoires parlent de l'humain et de lui seul. Car un yokai nait de l'humain, de ses actes, de ses erreurs, de ses angoisses. Chaque histoire aborde un thème très dur, et les yokais ne sont que le prolongement de ce que les humains ont fait. Si le kusuri uri intervient, il n'en reste pas moins détaché et totalement à l'écart des autres, comme si rien ne l'affectait ni ne l'inquiétait. Il vient parce que les actes des humains ont pris un telle ampleur qu'ils sont devenus yokai, et qu'il faut les exorciser.

 

Le scenario est toujours ficelé avec brio autour de la recherche du kotowari. Entre les secrets, les souvenirs refoulés et ce que l'on ne peut même pas s'admettre à soit même, les possibilités sont nombreuses...  Ces histoires parlent des hommes, et de manière peut flatteuse. Leurs présences en elles mêmes sont grossières, bruyantes, et ils sont rarement mis à leur avantage, que ce soit en acte ou en paroles. Lorsque les événements prennent des proportions tragiques, rares sont ceux à réagir avec honneur, et plus l'on creuse, plus les secrets déterrés sont lourds et pesant.

 

Alors même que la situation est dangereuse, et que le kusuri uri exige de savoir la vérité pour pouvoir pratiquer son exorcisme, les lèvres scellées sur les erreurs du passé ne veulent pas s'ouvrir. Lorsqu'une histoire à des atours de conte de fée, elle finit toujours par être souillée de la réalité de l'humain égoiste et égocentrique. Malgré ce constat, il y a comme une certaine douceur, un peu mesquine, un peu amusée, envers ces humains pitoyable. On sourit, un peu attendrit, en essayant d'oublier que nous sommes commes eux. Mais ils ne sont pas victimes, mais acteurs et initiateurs de ces démons qui les hantent.

Tant qu'il y aura des hommes, il y aura des mononoke.

 

 

 

Pour conclure, deux vidéos qui m'ont données initialement envie de regarder cette série. Je n'avais jamais été autant fascinée par des images, et j'espère qu'il en sera de même pour d'autres.

 


 

 


 

 

Note :
Un manga est sortit, reprenant le graphisme et les angles de vue de la série initiale à la lettre. Intéressant pour les gros fans comme moi qui se satisfassent de ce genre d’acquisition, inutile pour les autres à qui je recommande la version animé qui lui est supérieure car initiale et disposant des couleurs et de la musiques qui donnent toute cette dimension fantastique si particulière à l'histoire.

 

Liens :

 

La galerie d'image sur mononoke sur zerochan - Parce qu'il y a des merveilles graphiques et que j'aurais voulu presque toutes les mettre dans mon article.

Kotodama et Jumon - La page qui m'a beaucoup servie sur les méthodes d'exorcisme.

Publié dans anime

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petite etoile sadique 24/10/2011 13:18


Le style graphique est le même que la magnifique série Gankutsuou. Cela me donne donc d'autant plus envie de la regarder ^^