Fanfiction FF7 - Patriots on moonlight night - CloudxZack

Publié le par Plumy


Titre : Patriots on moonlight night
Genre : Alternatif et Slash
Fandom : FF7 (Cloud x Zack)
Personnage(s) : Zack, Cloud, et un peu Aéris.
Rating : PG, couple slash.
Disclaimer : Aucun de ces personnages ne m’appartient.

 
Partie 1 :

Même s’il l’avait désiré, il lui aurait été impossible de se souvenir depuis quand il était ici. Depuis longtemps, tellement longtemps que cela semblait être depuis toujours. Il y avait bien eut un avant, lointain et flou, dans lequel se démarquaient certains souvenirs tellement vu et revus qu’ils avaient polis à l’extrême par ses fantasmes et son imagination, rendant leur fiabilité douteuse. Mais au final, quel importance ? Il ne restait que cela, et il n’y aurait certainement pas d’après.

Dans la cuve n°3, le cobaye C-R39, anciennement appelé Zack, entrouvrit les yeux, sortant de la vague somnolence dans laquelle il s’était retrouvée plongée quelques temps auparavant. Le sommeil n’était lui aussi plus qu’un vague souvenir. Mu par un automatisme, il tourna la tête vers la gauche, pour vérifier de la présence de Cloud. Le dernier fil qui le conduisait vers le passé, le seul qui était encore la avec lui. La seule personne qui existait encore pour lui. Mais depuis quelques temps, Cloud était différent. Depuis la dernière expérience menée sur lui par le professeur, il ne s’était pas réveillé. Il était plus fragile que lui, et il était fréquent qu’il soit plus affecté, mais c’était la première fois qu’il mettait autant de temps à se réveiller.

Zack posa les mains sur le verre de sa cuve, qui ne lui fit pas le plaisir d’être froid. Température ambiante, la même que celle de son corps et du liquide qui l’entourait, en dehors … comme en dedans. Une température différente aurait déclenché peut-être un frisson, une sensation, mais non. Comme le liquide qui l’entourait, et comme lui même, cette vitre restait vide de toute sensation. Zack frotta sa main contre la vitre, adressant à Cloud l’un de leur habituels signe pour communiquer. Mais le blond, la tête baissée et les yeux mi clos, ne réagit pas. Serrant le poing, Zack se résolu à se détourner, avant de relâcher lui aussi son corps, qui repris alors la position vaguement verticale que les autres cobayes arboraient dans le laboratoire.

Bien vite, son esprit repris le chemin vers avant, cheminant entre divers souvenirs, creusant le plus profond possible pour trouver un nouveau souvenir à ressasser. Mais il semblait bien qu’il ait fait plus d’une fois le tour de sa vie depuis qu’il était ici. Son enfance à Gongaga, lorsqu’il avait capturé et dressé un chocobo sauvage. Son départ pour Midgar, son entrée dans la Shinra. Aéris, rencontré lorsque tout jeune arrivant dans la grande ville, il s’était égaré. Il s’était ensuite souvent égaré. Son passage dans les rangs du Soldat. Sepiroth, jusque la tant admiré et devenu proche, Cloud, dont il s’était rapproché pour plusieurs raisons…. Les missions, et puis cette mission, à Nibelheim. Quand était-ce ? Il préférait en vérité ne pas savoir réellement depuis quand il se trouvait ici. Pas plus qu’il ne voulait savoir ce que ces hommes et ces femmes en blouse blanche voulaient réellement faire d’eux. Dans la cuve, ils n’entendaient pas vraiment les sons, plutôt des murmures étouffés. Ce n’était que lorsque les scientifiques étaient proches d’eux qu’ils pouvaient entendre distinctement leurs paroles. Il avait ainsi appris son nom, de code, celui du maître des lieux, et le reste… Il préférait l’ignorer.

Un léger brouhaha au loin l’informa justement de l’entrée de scientifiques. Il garda la tête baissée, sentant l’angoisse s’insinuer en lui. Ils venaient rarement pour rien. Dans son champ de vision apparurent les jambes des arrivants. Une paire d’escarpins qu’il reconnu être ceux d’une jeune femme à la curiosité souvent dérangeante. A coté, c’était un scientifique d’un certain âge et il ne parvenait pas à identifier le 3eme, qui poussait un brancard sur roulettes. Désormais tout proches de lui, ils pouvaient entendre leurs conversations.

« … Mais ça reste tout de même dommage. »

« Il va crever, il est malade. Cela fait déjà 5 jours qu’il ne se réveille pas. »

« Et puis, le professeur Hojo l’avait prédit, non ? »

« Quoi qu’il en soit, il sera bien plus intéressant de l’autopsier encore vivant. Une fois mort, de nombreuses informations seront perdues. Et puis, vous savez ce que ça fait, les cadavres qui pourrissent dans le liquide de conservation… »

« Ah arrêtez, rien qu’à repenser à cette odeur, j’ai envie de vomir ! »

Les yeux de Zack s’écarquillèrent, tandis qu’un influx électrique parcourait ses bras, faisant écho à la sensation acide dans son estomac. Ils parlaient de Cloud ? Ils allaient…

« Dr Sirtis, je vous laisse vider la cuve ? Nous le sortirons ensuite pour l’allonger et l’attacher et… »

La cuve voisine explosa soudainement de l’intérieur, répandant le liquide de conservation et des éclats de verre alentours. Le responsable de cet incroyable événement était le cobaye C-R39 lui même, qui, les yeux exorbités, venait de détruire sa prison. Les scientifiques eurent tout juste le temps de se retourner que le brun sautait à la gorge du 1er, lui brisant la nuque et balançant le corps au sol, avant de s’attaquer au second, utilisant cette fois ci ses dents pour l’égorger, tel un animal pris de folie. La jeune femme, reculant de manière désordonnée et convulsive dans l’idée d’appuyer sur le bouton d’appel d’urgence de la sécurité, se vit agrippée par la nuque et la tête explosé contre la table d’autopsie au centre de la pièce.

Titubant en arrière comme retrouvant quelques peu ses esprits, Zack tomba à 4 pattes, toussant la substance un peu gélatineuse de sa cuve avant de franchement vomir, purgeant ses boyaux de ce qui les avait habités durant ces dernières années. Les mains couvertes de l’étrange et nauséabonde substance, il resta la un instant, pantelant, ses flans se creusant à un rythme saccadé tandis qu’il retrouvait sa respiration et surtout ses esprits. Il leva lentement la tête, un peu tremblant, et la vue de la tête exposée de la femme, ses bouts de crâne collés à ses cheveux – qu’il venait lui même d’exploser, se souvint t-il avec horreur – le fit de nouveau vomir, expulsant par la même encore un peu plus de la substance de la cuve. Il avait sentit cette étrange montée de colère, cette rage incontrôlable, lorsqu’ils avaient dit que… Cloud ! 

Zack se releva avec une soudaine vivacité, manquant alors de tomber en arrière, ses muscles ainsi que son équilibre ayant cessé de fonctionner depuis bien longtemps déjà. Appuyé contre la table, il ferma les yeux un instant, inspirant lentement. De l’air. Des odeurs. Celle du laboratoire contenait des odeurs de produits, de propre, mais aussi d’angoisse et de sang. Rouvrant progressivement les yeux, il lâcha lentement la table pour se tenir seul debout, avant d’essuyer les mains sur son pantalon.

Fuir. Le mot s’était imposé, comme au fer rouge dans son esprit. Il n’y avait pas le temps pour les questions ou les doutes. Il fallait fuir maintenant. De nouveau, la flamme toujours prête à aller de l’avant qui vivait au fond de son cœur se manifestait. Il avait résisté longtemps, bien longtemps, à la pression de scientifiques, et même aujourd’hui, même après 5 ans en tant que cobaye… Il trouvait en lui la force de se rebeller et d’agir.

Il rejoignit la cuve de Cloud. Celui-ci, comme insensible à ce qui se passait autour de lui, n’avait pas levé la tête. Le brun avait de nombreuses fois vu les scientifiques ouvrir la cuve, et il n’eut aucun mal à les imiter. Ce n’était l’affaire que de 2 boutons à actionner, et ensuite, l’appareil faisait le reste. Un système de lanière attrapait les membres du cobaye, le forçant à l’immobilisme, puis la vitre descendait avec lenteur, la cuve se vidant au même rythme. Il était fréquent – il les avait vu. Il avait tout vu – que le cobaye se voit inséré divers tubes qui conservaient la circulation du liquide de conservation dans son corps. Peut-être était-ce une option supplémentaire à activer, mais cette fois ci, cela n’eut pas lieu. Et tant mieux, parce que cette fois ci, Cloud ne sortait pas de cette cuve pour être allongé sur cette ignoble table et touché par l’un de ces hommes. Il en sortait pour vivre.

La cuve vidée, les lanières se défirent soudainement, le corps inerte de Cloud tombant en avant. Par automatisme, Zack ouvrit grand les bras, recevant contre lui le corps de son ami qui le fit légèrement tanguer en arrière, mais qu’il réussit à maintenant tout de même. Il était léger, trop léger. Les dents serrées, Zack serra ses bras autour des épaules de Cloud, alors qu’un doute terrible s’insinuait en lui, accompagné des paroles lancinantes des scientifiques entendu peu avant. Pensées qu’il écarta d’un revers mental de main. Le temps était à l’action, les doutes auraient tout le temps de venir après.

« Cloud… On se casse. »

Parler était douloureux, et il était aussi bien étrange d’entendre sa propre voix et de sentir sa gorge vibrer. A la fois douloureux, et aussi terriblement exaltant. Le courage lui revint aussi vite qu’il avait tenté de le quitter. Aller de l’avant, encore et toujours !

Zack passa le bras du blond par-dessus son épaule, se retournant face aux cadavres mutilés. Pas pire au final que les cadavres dont ils avaient été la cause dans ce lointain passé qu’il avait parfois pris pour des rêves. Mais visiblement, les expériences du professeur avaient portés leurs fruits, du moins sur lui. Sa force s’était encore décuplée. La facilité avec laquelle il pouvait porter Cloud, la manière dont il avait occis ces êtres qui n’avaient pas eut le temps de réagir…

Sans plus y penser, Zack marcha vers la porte du laboratoire, porte qu’il avait tant de fois vu s’ouvrir et se fermer sans jamais pouvoir aller au-delà, renonçant avec le temps à rêver de la traverser. Mais le moment était venu. C’est d’un coup de pied décidé que l’ex Soldat ouvrit la porte et gagna les souterrains, Cloud tenu tout contre lui.

Partie 2 :

Un véritable carnage. C’étaient les seuls mots capables de décrire ce qu’il s’était passé dans cette pièce. Finalement, quelque part, Zack était heureux que Cloud soit inconscient. Il ne savait pas encore qu’il s’était transformé en un animal furieux et incontrôlable.

Les yeux mi clos, Cloud était assis contre le mur, à moitié caché par un meuble de fer. Plus loin, la pièce était emplie du sang et des cadavres que Zack avait déchirés quelques instants auparavant. N’était vivant plus qu’un seul, celui du scientifique en chef Hojo, qui hurlait en ce moment même à s’en percer les poumons. En même temps, avec un bras cassé au point d’en former un angle droit, il aurait sûrement crié lui aussi, songea Zack avec un petit amusement sadique. La souffrance de cet homme qui l’avait torturé et lui avait quasiment volé sa vie lui était indifférente. A une autre époque, il en aurait été autrement, il le savait. Ce n’était pas seulement le temps, prisonnier de cette cuve, qui l’avait changé. Les expériences d’Hojo n’avaient pas seulement modifié son corps, mais aussi son esprit. Blesser et tuer lui semblait facile et dérisoire. Il se sentait même… Le besoin de faire du mal. Besoin auquel il avait laissé libre cours lorsqu’il s’était retrouvé face à d’autres scientifiques dans la suite des laboratoires.

Aucun d’eux n’avait eut le temps d’avertir quoi que ce soit, d’appuyer sur aucun bouton. Ils étaient tous morts avant. Zack jeta au sol le pied à perfusion recouvert de sang dont il avait fait une arme juste avant, et s’approcha lentement de Hojo, qui luttait contre la douleur pour chercher à atteindre quelque chose dans sa poche. Une seringue magique pour le calmer ? Un bip pour appeler des secours ? La jambe de Zack partit avant même qu’il n’y pense réellement, brisant l’épaule du bras valide du scientifique qui en eut la mousse aux lèvres, la douleur l’amenant aux portes de la folie.

Mais rien n’aurait jamais été assez pour se venger, et, lassé de l’entendre crier, Zack lui écrasa la tête contre le sol, un silence ahurissant succédant à ses cris d’agonie. Seul le bruit des appareils, ronronnant, ainsi que le glouglou réguliers de cuves qui se trouvaient la, étaient audible. Zack porta lentement son regard sur les cuves. La plupart des cobayes… N’avaient rien d’humain. Peut-être l’avaient ils été un jour ? Il frissonna, le souvenir des monstres découverts dans le réacteur mako, dans un lointain passé, lui revenant à l’esprit. Il ne serait ni leur sauveur, ni quoi que ce soit d’autre. Il s’était débarrassé de ce qui l’entravait, et maintenant, ils allaient fuir, lui et Cloud.

Revenant vers le corps inanimé au sol, Zack eut un vague souvenir, comme un flash. Niblheim, en feu… Peut-être bien que Sephiroth leur avait montré la voie. Brûler le laboratoire effacerait toutes les traces de leur évasion ainsi que du massacre. Personne n’avait eut le temps de réagir, aucune alerte n’avait été donnée, et Hojo n’était pas du genre à avoir des caméra de sécurité… Mais comment brûler un endroit pareil ? Le regard de Zack courrait sur les alentours, un peu affolé, avant de se voir happé par étiquettes de couleur vive sur des bouteilles de métal. Se rapprochant, Il déchiffra les mots « inflammables ». Parfait ! Mais maintenant, le feu… Dans un local comportant de telles choses, il doutait que les scientifiques aient du feu sur eux. Du feu…
Sans un mot, Zack revint dans la pièce précédente, allant s’agenouiller prêt du corps de la femme qu’il avait tué. Oui, elle l’avait encore, cette jolie bague de pierre rouge, faite à partir d’une materia feu. Elle avait des goûts de luxe et n’aimait que les pierres issues de materia. Ses frivolités allaient peut-être être d’une grande aide. Revenant dans la pièce, Zack s’approcha des bouteilles, cherchant comment les ouvrir avant d’appuyer presque par erreur sur un Locket. Un sifflement se fit alors entendre. Faisant appel à de bien vieux souvenir, Zack activa le pouvoir contenu dans la petite materia feu. Une étincelle jaillit, aussitôt enflammée par l’oxygène, faisant exploser par la suite, comme un jeu de domino infernal, des lampes au plafond, puis des produits rangés non loin. Zack courut vers Cloud, le jetant vite sur son épaule avant de fuir le plus vite possible, le monde explosant et brûlant derrière lui.

Un bref instant, il songea qu’il aurait peut-être du mieux préparer son coup. Fouiller et récupérer des choses utiles, ou encore vérifier la sortie en premier lieu. Mais il n’y avait rien dont il souhaitait s’encombrer en partant d’ici. Ils fuyaient vers la liberté, simplement et uniquement. Ils ne voulaient aucun autre souvenir que ceux qu’il avait déjà, bien trop pesant, de cet ignoble endroit.

Chercher le meilleur moyen pour fuir aurait par contre été une bonne idée. Mais quelque part, c’était rassurant. Il était encore un peu lui même, pour être capable de ne pas réussir à prévoir les choses de cette manière la.

C’est sur cette dernière pensée, fuyant quasiment ventre à terre, que Zack réussit à quitter les souterrains, Cloud sur son épaule, tandis que derrière le monde était devenu apocalypse. Certainement le feu allait il s’étendre au manoir Shinra, mais les habitants de nibelheim auraient aussi tout le temps de réagir. Le manoir Shinra… Zack se concentra sur sa course, mais reconnaître cet endroit avait quelque chose de terrifiant. Il connaissait ce manoir, et ces laboratoires, ils étaient purement et simplement liés à ces bibliothèques que Sephiroth avait fouillé avec une passion fiévreuse avant de sombrer dans la folie. Trop de souvenir douloureux et désagréables auxquels il ne voulait pas penser. Le seul avantage était qu’il connaissait les lieux. Il songea un instant à se cacher avec Cloud dans une des chambre, mais la simple idée de rester ici un instant de plus que nécessaire lui retournait l’estomac. Non, il fallait partir, juste partir.

Zack descendit les escaliers avec fracas, rejoignant l’une des cuisine avant de sortir en trombe par l’une des portes de derrière. Déjà, de la fumée s’échappait de quelques fenêtres mal fermées du manoir. Bientôt, des habitants viendraient s’enquérir de ce qu’il se passait la. Mais à ce moment la, il serait déjà bien loin. Raffermissant sa prise sur son ami, Zack poursuivit sa course pour fuir par les montagnes.

Partie 3 :

Le soleil s’était couché avec lenteur, faisant revenir à la surface de l’ex soldat de vieux souvenir enfouit. Il avait appris – mais c’était il y a bien longtemps – à s’orienter grâce aux plantes, et aux étoiles. A reconnaître la date de la même manière, et son chemin via le soleil. Etrangement, comme des fragments d’un rêve trop réels, ces souvenirs lui revenaient. Ils devraient être vers la fin de l’été. C’était une chance. Se retrouver ainsi démunis dans un froid trop mordant aurait été bien plus difficile à gérer.

Après peu de temps, Cloud avait quitté son épaule pour être plus confortablement installé sur son dos. Surtout plus facile à gérer pour lui. Ce n’est qu’une fois enfoncé bien loin dans la montagne que Zack s’autorisa une pause. Pas qu’il sentit une réelle fatigue, mais il était temps de se décider sur un plan d’action, et surtout, de s’occuper de son compagnon.

Le blond était resté insensible depuis sa sortie de la cuve. Depuis même avant, en fait. Peut-être que les scientifiques avaient raison, peut-être que… C’est avec un affolement certain que Zack avait collé son oreille à la poitrine cachectique, entendant avec soulagement son cœur battre dans sa poitrine. Il était vivant. Dans un étrange état de choc, sûrement malade, mais vivant. Et maintenant qu’ils étaient sortit de cet enfer et qu’il l’avait réduit à un tas de cendres, il était hors de question qu’il périsse des suites de ce calvaire. Il leur fallait un endroit ou aller, le temps de reprendre des forces, des marques, de le soigner, et après… Soudainement, demain n’était plus un trou noir, une suite continue de moments toujours identiques. Il lui semblait que la vie coulait de nouveau dans ses veines, laissant son aura dans chacun des gestes qu’il choisissait d’accomplir.

Depuis quelques instant, il avait mal au ventre, sans réussir à s’expliquer pourquoi. Le fait d’être sortit aussi subitement de sa cuve avait eut une influence sur son organisme ? Ce serait tout de même étonnant, après les capacités surdevellopées qu’il s’était retrouvé avoir, mais alors, quoi ? Son estomac se tordit, grondant, et Zack réalisa soudain qu’il avait juste faim. Un rire hystérique agita ses épaules, le brun se laissant aller un instant à une crise de rire mêlée de larmes incontrôlée. Il avait failli oublier la faim et le fait de manger. Cette simple idée suffisait à relancer son hilarité. Miséricorde, combien de temps avaient ils passés dans ce laboratoire pour en arriver la ? Il lui était impossible de mesurer le temps. Il n’avait aucune idée des événements qui avaient put se passer dans le monde.

Midgar. Aéris. Voilà l’étoile qu’ils allaient suivre. Rejoindre Aéris leur donneraient un lieu d’asile, et leur permettrait de retrouver leurs marques. S’il y avait bien une chose dont Zack se doutait par contre, c’est d’avoir été déclaré comme mort par la Shinra. Ils leur faudrait évoluer sous de faux noms, et rester dans les taudis. L’idée ne le dérangeait pas plus que ça, l’arrangeait même. La simple mention de la Shinra laissait dans sa bouche un goût de cendre.

Zack retourna vers Cloud, l’incitant à s’allonger sur le sol. Pour la première fois, le blond eut une vague réaction, attrapant mollement sa main. En alerte, Zack le fixa, attendant un autre mouvement de sa part, mais rien. Il se contenta de fermer les yeux, comme soulagé de se retrouver allongé. Le brun posa son épée à coté de lui et s’allongea à son tour dans l’herbe, les bras croisés dans le dos. Le ciel était dégagé, laissant la voûte céleste scintiller comme dans les plus beaux de ses souvenirs.

Ca n’avaient jamais été des rêves ou des fantasmes. Il y avait eut une vie avant le laboratoire, il avait été quelqu’un. Dire qu’il en aurait presque douté… Le brun frissonna, ses vêtements encore humide ne lui tenant guère chaud. Il leur faudrait au plus vite trouver de la nourriture et des vêtements propre, et puis ensuite, rejoindre Midgar. Une fois passée les montagnes entourant Nibleheim, ils trouveraient sans difficulté une ferme ou proposer ses services en échange de nourriture et de vêtements propres. Il faudrait juste en choisir une aux propriétaires à l’aspect suffisamment retardés pour ne pas reconnaître leurs uniformes de la shinra. Personne n’avait jamais eut l’idée de changer leurs vêtements ? Zack leva les yeux au ciel, agacé. Il n’avait plus trop envie d’y penser.

Au petit jour, il n’avait presque pas fermé l’œil de la nuit. Mais ne se sentait pas fatigué pour autant. Encore une conséquence des expériences ? Il était tellement heureux de se sentir libre à nouveau qu’il ne s’en était pas inquiété plus que ça. Le brun avait passé la nuit à regarder les étoiles, à écouter et sentir son environnement, avec un plaisir sans fin. A coté de lui, Cloud restait silencieux, se contentant de tousser un peu de temps à autre. C’est à ce moment la qu’il fit l’addition : En sortant de sa cuve, lui avait vomit. La même substance que celle qui l’entourait. Visiblement, c’était quelque chose qui pouvait les nourrir et les alimenter en oxygène, sans sécréter le moindre déchet. Cette substance suffisait à maintenir un corps en vie, tant qu’il était dans la cuve. Mais une fois en dehors…
Se redressant vivement, il avait posé une main sur l’épaule de Cloud. Le blond n’avait pas vomit. Depuis leur départ, il avait gardé cette substance dans son corps et ses poumons. C’était pour ça que sa respiration était aussi basse ? Il n’avait aucune idée de la manière dont fonctionnait cette substance. Allait elle s’éliminer d’elle même à travers son corps ? Elle n’était pas pensée pour ça. Les cobayes n’étaient pas sensés retourner à une vie normale.

Un sentiment d’urgence semblait poindre à l’horizon, le faisant se lever, accrochant son épée à sa taille et chargeant de nouveau Cloud sur son dos. Encore une fois, pas de réaction de sa part.

« Hey, tu cherches pas à me rassurer toi ! »

Le son de sa voix résonna étrangement dans la nature, lui faisant mettre le doigt sur ce qui lui avait sembler étrange jusque la : Personne pour parler. Normal. Avant, c’était lui qui parlait, encore et toujours, de tout et de rien. Cloud, taciturne, lâchait un sourire ou une réponse de temps à autre. Sephiroth… Pourquoi le simple fait de se souvenir de lui était-il ainsi douloureux ? Peut-être parce qu’il avait manqué de les tuer tous 2 et que par sa faute, ils avaient été réduits à l’état de cobaye, songea t’il, cynique.

« Bon, mon grand, on va aller dans une ferme ! Tu aime ça les chocobos toi, t’a le même poil ! »

Parler. Meubler ce silence trop austère qui sinon, allait les étouffer tous les deux. Il avait l’impression de mimer une personne différente de lui, de jouer un rôle. Celui qu’il avait été… Existait il encore ? Celui qu’il avait été ne se serait, en tous cas, jamais posé de question de ce genre. Le genre existentiel, c’était plus le style de Cloud.
Monologuant sur tout et rien, son ami sur le dos, Zack repris sa route à travers la montagne. Parvenant à proximité d’un cours d’eau, il entrepris de boire, et eut la surprise de voir l’eau se teinter de rouge. Il se souvint soudain avec une certaine horreur qu’il était certainement encore maculé du sang des scientifiques. Il s’aspergea le visage d’eau glacée, ainsi que les vêtements, n’étant plus à ça prêt. Cloud gagna le même traitement, au cas ou l’eau fraîche l’aurait tiré de sa torpeur. Il essaya de lui humecter la bouche à défaut de le faire boire, sans trop de succès. Le changement qui avait commencé à s’opérer chez le blond la veille était resté. Il n’était plus une poupée de chiffon, et se tenait assis seul, mais son regard restait obstinément fixé dans le vide, ses yeux cernés luisant doucement de couleur mako. Lui aussi, il avait des yeux comme ça ? Lorsqu’il était entré dans le soldat, on lui avait injecté de la mako. Cela n’avait rien eut à voir avec le traitement qu’ils avaient subit jusque la. Mais le traitement mis au point… Avait il été crée par Hojo, sur des gens comme eux, ou avaient ils étaient les victimes de ses déviances scientifiques ? Il serait désormais difficile de le savoir, et il n’était pas sur de le vouloir.

Ils reprirent leur route, et eurent assez vite fait de sortir des montagnes. Trouver un patelin ne fut pas bien difficile non plus. Cachant son compagnon dans un bosquet, il était allé frapper à l’une des maisonnée. La jeune femme qui lui avait ouvert avait semblé terrorisée et avait fuit en lui suppliant de ne pas lui faire de mal. Resté ahuri à l’entrée, une odeur de gratin chaud avait attiré l’ex soldat dans la cuisine. Jetant un œil vers l’escalier ou la jeune femme avait disparu, Zack avait haussé les épaules, se souciant peu d’avoir des états d’âme. Il voulait juste à manger, et des vêtements. Le premier fut facile à trouver : En évidence sur la table, du pain des plats de nourriture chaude. Attrapant un sac de toile accroché au mur, Zack avait entrepris de prendre le pain ainsi que les fruits dans la coupelle sur le plan de travail. Un plat de brioches fourrée suivit le même chemin. Ensuite, des vêtements…

Zack revint lentement vers l’entrée, son pas faisant résonner le sol en bois. Se retournant après avoir entendu un craquement, il se retrouva nez à nez avec un jeune homme brun, à la tignasse folle et emmêlée, dont les yeux luisants mangeaient toutes l’attention de son visage trop pale. Il eut un sursaut, avant de réaliser qu’il s’agissait d’un simple miroir. Il comprenait soudainement mieux pourquoi elle avait réagit comme ça. Il se rapprocha, curieux. Ses yeux étaient comme ceux de Cloud oui, pire qu’avant… Ses vêtements en mauvais état laissaient voir une cicatrice sur son épaule, et il posa les doigts dessus.

Les cicatrices… Autant de signature des forfais d’Hojo. Lorsqu’il sortait d’une torpeur plus profonde que les autres, il savait ce que ça signifiait. Hojo l’avait endormi et opéré pour une raison connue de lui seule. Sous les yeux de son compagnon, bien éveillé dans sa cuve, comme en attestait alors le regard inquiet de Cloud vers lui. Il le savait bien. C’était pareil dans l’autre sens.

Un déclic dans son dos le fit se retourner. La jeune femme était revenue, tenant un vieux fusil de campagne, entre ses mains tremblantes. Etait-elle la femme ou la fille de l’homme de la maison ? Elle faisait si jeune…

« Pardonnez-moi, je veux juste… »

« Sortez ! Maintenant ! »

« … J’ai absolument besoin de vêtements. Donnez en moi et je partirais. »

Il avait appuyé chacune de ses phrases d’un pas, avançant vers la jeune femme qui avait reculé elle aussi au fur et à mesure. Cognant son épaule au mur, elle avait tiré, entre affolement et erreur. La balle lui avait semblé si facile à esquiver… Surpris lui aussi, Zack insista, n’ayant pas envie qu’elle aille chercher de l’aide en dehors et affole des personne pour rien. Les mains crispées sur son fusil, les lèvres réduites à une fente pale, la jeune femme lui désigna une porte d’un mouvement nerveux. Reculant lentement, restant face à elle, Zack poussa la porte d’une main, entrant dans une propre chambre de couple. Soupirant, il tenta une dernière approche, essayant de la convaincre qu’il ne lui voulait aucun mal. Mais elle ne semblait pas décidé à le croire. Au final, quelle importance ? Autant prendre ce dont il avait besoin au plus vite, et partir d’ici.

Ouvrant le placard d’une main, il se saisi un peu au hasard de vêtements masculins, et se dirigea vers la fenêtre, avant de se retourner vivement et de partir en courant, son sac de toile sur le dos comme une parodie de voleur. Il pris une direction quasiment opposée à celle ou était cachée Cloud, au cas ou d’éventuels poursuivants viendraient à ses trousses, accrocha son sac dans un arbre touffu, et revint chercher le blond en faisant un grand arc. La manœuvre était risquée, si quelqu’un trouvait Cloud ? Mais le jeune homme était seul, quasiment dans la position ou il l’avait laissé. Zack chercha sans succès à le stimuler à s’accrocher à son dos, avant de le charger avec un soupir. Qui pourrait bien le soigner ?

Une fois en sécurité, installé prêt d’un ruisseau, il entrepris de se nettoyer de nouveau, démêlant tant bien que mal ses cheveux, et changea de vêtement, cherchant à se donner l’apparence la plus correct possible. Vêtu d’un large jean usé jusqu’à la corde et d’une chemise de couleur indéterminée, il entrepris d’attacher ses cheveux avec un pan de tissus arraché à son ancienne tenue. Sans surprise, Cloud était incapable de se changer seul, et le brun s’occupa de lui, soucieux. Peut-être était il devenu simplement idiot ? Mais son front brûlant lui disait le contraire. Le problème provenait de la substance des cuves, c’était évident. Il avait déjà essayé de le forcer à vomir, sans réel succès, et sans non plus vraiment insister. Il n’était pas docteur et n’y connaissait rien, il pouvait juste l’amener à Midgar le plus vite possible. Le comportement de Cloud lui rappelait parfois celui de drogués, sauf qu’il n’avait pas l’air de prendre de plaisir à son absence.

Plaisantant et parlant seul, comme toujours, il l’aida à se défaire de sa tenue, lui enfilant un jean un peu trop grand et un vieux tee shirt bleu foncé. Ils avaient eut de la chance que le mari de cette femme ne soit pas un accro des vêtements tape à l’œil. D’ailleurs, si elle alertait des personnes, ne vaudrait il mieux pas faire en sorte que… Zack secoua la tête, agacé de se voir penser de la sorte. Tuer les scientifiques avait été une chose, mais tuer une inconnue pour les protéger… De plus, il ne pensait pas pouvoir reproduire ça de sang froid. Son corps avait alors parlé avant sa tête. Il ne ferait rien de ce genre la. Ils continueraient jusqu’à Midgar, point.

Les anciens vêtements brûlés grâce à la petite materia feu qu’il s’était rendu compte avoir gardé au fond de sa poche, Zack avait mangé avec appétit, prenant à peine le temps de mâcher, redécouvrant le plaisir de se nourrir et de s’étouffer aussi. Quelques temps après, la douleur revint alors que ses boyaux se remettaient réellement en marche après toute cette inactivité. Ce corps qui n’en revenait pas d’être vivant était fascinant. Il avait cherché à nourrir Cloud, sans succès, et avait fini par repartir du coté de la route avec son compagnon, une nouvelle idée en tête. Idée qui porta ses fruits. Bien vite, une camionnette bleu s’arrêta sur le bas coté, son chauffeur allant justement récupérer une cargaison à Midgar. Son regard sur Cloud avait bien été légèrement suspicieux, mais il s’était dispensé de poser des questions, ce qui était tout aussi bien.

Au loin, la ville se découpait à travers le ciel, porteuse de promesses, d’espoirs et d’étranges souvenirs. Un instant silencieux, Zack pensa de toutes ses forces à Aéris, Cloud somnolant contre son épaule, tout 2 assis à l’arrière de la camionnette

Partie 4 :

Assis dans l’ombre à coté du blond à la respiration saccadé, Zack rongeait son frein et l’envie d’aller directement frapper à la porte de chez Aéris, ce qui aurait été, il le savait, une mauvaise idée. Il était porté disparu depuis… Certainement longtemps. Peut-être même sa mère ne le reconnaîtrait pas. Et puis, c’était Aéris qu’il voulait voir, avant toute chose. Il ne cherchait pas seulement un point de chute sur Midgar. Il voulait la revoir, la toucher.  Son regard allait de la porte de l’église obstinément close, aux fleurs, toujours bien entretenues par la jeune fille. En avaient elles réellement besoin ? Peut-être que même sans l’aide d’Aéris, elles auraient continué à pousser… Mais certainement pas aussi bien. A l’époque déjà, le charme de cette église abandonné l’avait marqué, et aujourd’hui encore, il fonctionnait sur lui, ayant cet effet étrangement apaisant. Pas suffisant pour calmer la nervosité qui l’habituait, entre son inquiétude pour Cloud et son envie de voir Aéris, mais suffisant pour éviter qu’il ne fasse les cents pas dans l’église, malgré la crainte qu’elle ne vienne pas aujourd’hui. Mais c’était une habitude qu’elle avait avant de le rencontrer, et l’état de l’église laissait bien sous entendre que quelqu’un venait régulièrement, alors…

La porte s’ouvrit avec lenteur, lui faisant rater un battement de cœur. Fébrile, il s’appuya sur une main pour se redresser autant que possible, le cou tendu pour voir marcher une jeune femme entre les bancs cassés. Une longue chevelure auburn tressée avec soin, attachée par ce qu’il reconnu être un ruban qu’il lui avait offert, une longue robe rose, un panier tressé, et un air un peu absent sur un joli visage… Sans savoir quand, il s’était levé, se retrouvant à moitié caché derrière l’un des piliers de l’église, observant la jeune femme en silence. C’est au moment ou elle stoppa sa paisible avancée, déposant son panier sur le premier banc, qu’il sortit de l’ombre, allant à sa rencontre.

Lorsque leurs regards se croisèrent, son visage passa par plusieurs expression, entre surprise, joie sans fin, incrédulité et une franche envie de pleurer. Lui… Etait bien incapable, en cet instant, de décrire ses sentiments, tant tout ce qui se passait lui semblait lointain et surréaliste. Comme si ce qu’il vivait ne parvenait pas à toucher le fond de son cœur. Il la reçu contre sa poitrine avec un réel plaisir pourtant, la serrant contre lui à lui en faire mal . Alors qu’elle sanglotait, il lui fit relever la tête, la forçant à le regarder. Elle avait changée, murie. La jolie jeune fille était devenue une bien belle jeune femme… Et au vu de sa réaction, elle l’avait attendu tout ce temps ?

« C’était pas toi qui disait qu’un jour tu vivrais forcement ce genre de moment en étant en couple avec un soldat ? »

« Idiot… C’est pas drôle … »

Réussit elle à articuler entre ses larmes. Zack lui caressa encore une fois la joue avant que ses pensées n’en reviennent à Cloud. Le temps pressait.

« Aéris, je, j’ai un ami, il est malade et… »

La jeune fille suivi son regard vers le jeune homme blond affalé contre le mur. Se dégageant un peu à regret de ses bras, elle alla s’agenouiller à coté de Cloud, posant la main sur le front perlé de sueur. Se mordant la lèvre, elle releva la tête vers Zack.

« Il a l’air… Si mal… »

Zack s’était rapproché de quelques pas, se sentant encore plus démuni qu’avant face à l’état de son ami.

« … Son corps… C’est comme s’il débordait de mako, c’est étrange… »

Se relevant avec vivacité, elle déclara :

« Allons chez moi, tu m’expliquera ta disparition de 5 ans plus tard. »

«  5 ans ?! »

Il n’avait put s’empêcher de crier face à ses mots, faisant hausser un sourcil à la jeune fille. Un peu vexée aussi quelque part, comme s’il avait été absent aussi longtemps sans s’en rendre compte, sans revenir la prévenir.

« Oui, qu’est-ce qui te… »

« … Rien, non rien. Allons y. »

Il s’agenouilla à coté de Cloud, le secouant légèrement par l’épaule avant de l’encourager pour son dernier trajet et de le charger une dernière fois sur son dos.

Le trajet à travers les taudis, en compagnie d’Aéris, eut un petit quelque chose de surréaliste. Finalement, ils marchèrent en silence, la main de la jeune fille posée sur son bras à défaut de lui tenir la main, empruntant des chemins détournés ou peu fréquentés pour éviter de croiser trop de monde. L’endroit avait changé. Plus de déchets, plus de pollution aussi. La fumée était quasiment omniprésente, sorte de brouillard qui ne quittait pas les lieux. Arriver à la maison d’Aéris fut comme une bénédiction. Comme dans ses souvenir, l’endroit était hors du temps, auréolé de lumière. Le jardin était fleuri et proprement entretenu, et la petite bicoque de travers accueillante. La mère d’Aéris était absente, aussi montèrent t’ils directement à l’étagère. Zack sentit un soulagement presque physique l’envahir lorsque le blond fut enfin couché dans un vrai lit, à l’abris. Ne restait plus qu’à le soigner.

Il aida Aéris à l’installer au mieux, descendant remplir une bassine d’eau fraîche, avant de remonter pour trouver la jeune fille assise sur le bord du lit, le front contre celui de Cloud, les yeux fermés. L’entendant remonter, elle avait lentement rouvert les yeux, affichant un air inquiet. Plongeant une petite serviette éponge dans l’eau, elle rafraîchît son visage avant de la déposer sur son front. Elle repoussa la couverture, ne laissant que le drap sur le lit, et se releva.

« Je ne sais pas comment le guérir, ni qui pourra le guérir… »

Avoua t’elle comme une honte. Zack passa ses bras autour de ses épaules, la ramenant contre lui. A travers cette situation, il la retrouvait, toujours la même. Douce, inquiète des autres, avec un sens du sacrifice sans fin. Elle préférait s’occuper d’un inconnu qu’elle savait compter pour son petit ami que d’être avec lui en cet instant. L’église convenait vraiment terriblement bien à ce jeune fille, à n’en pas douter….
Il regarder autour de lui. Il connaissait cette chambre, c’était la chambre d’ami. La dernière fois qu’il était venu dormir chez elle, il s’était retrouvé dans cette chambre, avec l’ordre de ne pas en sortir avant le lendemain matin. Et c’était une Aéris mutine qui l’avait rejoint sous la couverture pour une chaste nuit de sommeil dans les bras l’un de l’autre. Cela semblait si lointain…

Il lui caressa les cheveux, avant d’attraper sa main.

« Allez, descendons. Je suis curieux de voir la tête de ta mère quand elle me verra ! »

« Elle tentera peut-être un exorcisme… »

Elle se força à rire et descendit la première. Après un dernier regard inquiet vers Cloud, Zack suivit le même chemin.

 

Partie 5 :

A chaque fois que Zack se faisait sortir de sa cuve, il avait l’impression qu’il ne pourrait pas le supporter. Il ne voulait pas regarder, mais ne pouvait pas s’en empêcher. Les scientifiques l’ignoraient, principalement préoccupée sur leur cobaye. Et lui, dans l’univers presque insonorisé du liquide verdâtre, ne pouvait ni crier ni pleurer comme il l’aurait voulu. Tout ce qu’il pouvait faire était d’ouvrir la bouche en se souvenant qu’un jour, il avait crié. Il aurait voulu se griffer la peau pour se réveiller, mais ses ongles étaient trop courts. Tout était soigneusement orchestré pour qu’il ne puisse se faire souffrir inutilement. C’était peut-être la la pire des tortures. Tout comme la vision du visage endormi de Zack sur la table était un supplice sans fin. Vivait-il la même chose de son coté, lorsque c’était son tour ?

Dans son esprit, il criait son nom. Il le criait le plus fort possible, inutilement. Et lorsqu’il était remis dans sa cuve, il ne le quittait pas des yeux avant son réveil, jusqu’à ce qu’il lève mollement la main à son égard, utilisant l’un de quelques petits signes qu’ils avaient réussis à instaurer pour communiquer entre eux deux.

Soudainement, Zack fut encore une fois tiré de sa cuve par des mains gantées, et le monde autour devint noir et angoissant. Terrorisé, mangé par l’inquiétude, Cloud essaya de hurler, sans réussir. Sa cuve se brisa également, le laissant flotter dans un espace indéterminé, ou pas un bruit ne réussissait à percer.




Dans le lit, ses draps complètement rejeté sur le dos, Cloud se débattait avec violence, maintenu avec difficulté par Aéris sur le matelas. Sa bouche grand ouverte semblait évoquer quelqu’un qui hurlait, mais sa voix était faible. Mais le nom qu’il tentait de crier dans sa furieuse agitation était le même que celui employé par Aéris.

« Zack !! Monte vite, Zack !! »

Un bruit de pas saccadé dans l’escalier, et le brun entra dans la pièce en trombe. Analysant la situation en un instant, il repoussa vivement Aéris, attrapant Cloud par les épaules, le secouant avec violence, le maîtrisant avec quelques difficultés lui aussi.

« Cloud ! Je suis la ! Cloud, ouvre les yeux, je suis la !! »

Sa voix était rauque, pressante, et réussit, quelque part, à atteindre Cloud dans son délire du à la fièvre. Brutalement, le blond ouvrit des yeux aux pupilles dilatées qui rendaient leur couleur et leur éclat plus vif encore et, poussé par une brutale nausée, se détourna sur le bord du lit, vomissant enfin la substance qui l’empoisonnait jusque la. Toussant et crachant, les larmes aux yeux, il s’essuya la bouche d’un revers de main, relevant le regard vers celui qui avait gardé la main posé sur son dos pendant qu’il vomissait.

« … Zack… »

Avec une étrange violence, il attrapa ses vêtements, ses cheveux, ses joues, les serrant à les en griffer, éprouvant leur réalité.

« Zack ! »

Les bras tremblants  trop les contracter, il agrippa le brun contre lui, regardant autour de lui d’un air affolé, comme au sortir du pire des cauchemar. La caresse dans son dos, la chaleur contre lui, l’environnement apaisant, ramollirent progressivement ses membres tendus. Soudainement, réalisant qu’il était en sécurité, il craqua et se laissa aller à pleurer dans les bras de son ami.

Aéris sortit lentement et ferma la porte en silence, avant de s’appuyer au mur et de souffler profondément, choquée par la scène qu’elle venait de voir. La douleur du jeune homme était si… Palpable. Elle en avait presque eut mal physiquement. Zack avait refusé de lui raconter ce qu’il s’était passé, demeurant extrêmement évasif sur les raisons de son absence prolongé. En voyant le réveil du jeune inconnu… Ils semblaient avoir traversé l’enfer. Mais au moins était-il lui aussi sortit d’affaire. Zack était resté très souvent à son chevet, ne parvenant pas à cacher son inquiétude. Il n’avait pas changé, toujours aussi transparent dans ses sentiments… Et à vrai dire, son apparence non plus n’avait pas changé. A un point que s’en était dérangeant. Bien sur, ils étaient jeunes, mais tout de même… Elle avait ressortit de vieilles photos de eux deux qui avaient confirmés son malaise. Le seul changement notable étaient ces cicatrices sur sa poitrine, qu’elle avait vu en soulevant son tee shirt lorsqu’il avait refusé de lui en dire plus qu’un nonchalant « blessures de guerres ».

Poussant un profond soupir, elle descendit au jardin, laissant les deux amis se retrouver enfin. Le blond était resté quasiment inconscient depuis leur arrivé ici, et elle avait craint à plusieurs reprises qu’il ne se réveille jamais. A vrai dire, son réveil tenais quasiment du miracle… Elle songea à l’étrange substance qu’il avait vomi, avant de passer à autre chose. Elle aurait tout le temps de chercher à comprendre.

Partie 6 :

« Allez, fait pas le gosse. »

« Zack, laisse moi, je peux très bien me laver tout seul. »

« Tu a failli tomber dans les pommes en te levant mais à part ça, tout baigne ? Laisse toi faire, je te lave les cheveux, je te frotte pas les fesses non plus. »

« Ho ! »

Le blond détourna le visage, gêné. Pas tant de la situation. Dans l’armée, s’il avait été gêné dès qu’il s’était retrouvé nu en face d’un collègue, il n’aurait pas fait long feu, d’autant plus que les douches étaient la plupart du temps commune. Non par contre, ce qui était gênant, c’est que son ami s’occupe ainsi de lui comme s’il en était incapable. Et au fond de lui, de se rendre compte que ce n’était pas vraiment faux.

Zack lui vida en riant un seau d’eau froide qui le fit sursauter, avant de gagner le bassin d’eau chaude, le laissant éructer sur son tabouret. Reniflant avec agacement, Cloud repris le savonnage de ses épaules avec lenteur, plus pour s’occuper que par réelle nécessité. S’étirant comme un chat content, Zack continuait à feindre l’insouciance.

« … Zack ? Ou sommes nous ? … Que s’est il pass… Heurk, heurk ! »

Pris d’un nouvelle accès de nausée, Cloud se leva vivement, allant vomir cette fois avec un semblant de dignité dans le lavabo. Il n’y avait presque plus rien à vomir de cette étrange chose nauséabonde, mais son estomac ne semblait pas en être totalement convaincu. Il se rinça la bouche et le lavabo à l’eau claire, se tenant au lavabo pour rester debout.

« C’est désagréable hein ? Ton corps se nettoie de cette saleté. Après tu vas voir, quand tu mange, ça fait mal au bide ! Et le pire, c’est la première fois ou tu vas aller chier. Crois-moi mon gars, tu vas déguster ! »

Loin d’être amusé des propos de son ami, et habitué de longue date à rester impassible face au flot de parole, Cloud réussit à le faire s’interrompre dans sa tirade d’un regard appuyé. Se versant un demi saut d’eau sur les épaules, il le rejoint dans l’eau, s’asseyant face à lui, les genoux repliés contre la poitrine, les lèvres au bord de l’eau. Son souffle forma quelques ridules supplémentaires sur l’eau avant de se fondre dans les clapotis du bord de la baignoire. Cloud fixa Zack sans un mot, son silence lourd de sens. La tête tournée, le brun faisait mine de l’ignorer. Il finit par soupirer, secouant légèrement la tête.

« Ok, ok… Je pensais que tu préférait te détendre un peu, sans chercher plus loin. »

Par ou commencer ? Il n’avait même pas raconté ça à sa petite amie. Enfin, ancienne petite amie ? Ils n’avaient pas réellement agis comme un couple depuis son retour. C’était une situation étrange et précaire, en équilibre sur un fil. Il avait de l’affection pour elle, ce n’était pas à remettre en doute. C’était réciproque. Mais du temps avait passé, 5 longues années séparés… Et surtout, 5 années de cauchemar sans fin qui lui donnait, aujourd’hui encore, l’impression de simplement vivre un doux rêve.

« Nous sommes à Midgar chez une vieille amie. Et cela fait 5 ans que nous sommes tous les 2 déclarés comme morts par la shinra. »

Cloud écarquilla les yeux, surpris de la seconde révélation. Pourtant, d’un signe de main, il fit signe à Zack de continuer.

« La–bas… Tu ne te réveillais pas. Ils ont dit… »

Cloud releva lentement la tête, intrigué par le silence du brun. Ce n’était pas dans son habitude de ne pas s’exprimer avec franchise. L’habitude. Les anciennes habitudes, plutôt ? Tout ce temps passé la bas était comme une parenthèse qui ne pouvait être nié, mais qui n’avait comme pas existé. Mais ils ne pouvaient pas non plus raccorder le cours de leurs vies comme si de rien n’était.

« … Je me suis énervé, j’ai brisé ma cuve, et je… Je les ait tués. Je suis partit avec toi. J’ai brûlé le laboratoire. »

Le silence s’étira soudainement entre eux deux après la déclaration sèche et saccadé de Zack qui avait lancé chacune de ses explications comme d’autant de honte et de gêne. Perturbé, Cloud n’était pas sur de saisir le cœur du problème, et avait également du mal à imaginer que cela ait put se produire ainsi qui le décrivait sommairement. Mais pourquoi aurait il inventé quoi que ce soit ?

« Il m’a changé Cloud, je, je me suis sentit comme un animal, quand je les ait tués, j’ai… »

Ce qu’il n’avait pas put dire à Aéris, il pouvait le lui dire, à lui qui avait vécu ça avec lui. Peut-être même, lui aussi, avait été subit le même genre de modification que lui ? Ce fragile espoir de ne pas être le seul. Cette peur de lui même et des actes qu’il avait accomplis qui, même s’ils leurs avaient rendus la liberté et un avenir, avaient également été une perte totale de lui même.
Sous l’eau, la petite main de Cloud se saisit de la sienne, réconfortante.

« C’est bon. Laisse tomber. On va oublier tout ça. »

Un sourire amer étira les lèvres du brun, avant qu’il ne hoche la tête, s’efforçant de paraître insouciant. La main de Cloud se crispa un peu plus sur la sienne, refusant de la lâcher, lui faisant hausser un sourcil étonné. Le regard un peu dans le vague, Cloud perçut son incompréhension, et sourit, sans le lacher.

« C’est bon… De pouvoir à nouveau te toucher. »

Le sourire de Cloud lui retournait le ventre avec bien plus de douleur que ce qui avait put lui arriver jusque lors. Le brun sortit lentement sa main de l’eau, amenant Cloud à appuyer sa paume contre la sienne, avant de faire de l’autre main ce petit signe qui leur permettait de communiquer dans les cuves. Une expression choquée et douloureuse traversa les traits du blond comme un éclair, alors qu’il rabattit immédiatement la main fautive sous l’eau.

« Ne fait plus ça. »

Le ton dans sa voix, qui se voulait neutre, ne pouvait s’empêcher de laisser percer une certaine angoisse qui lui fit aussitôt regretter son geste. Il ébouriffa la tignasse trempée d’une main, avant de sortir de l’eau et de s’ébrouer comme un chien, se saisissant d’une serviette pour se sécher avec vigueur.

« Allez, traîne pas. On va passer à table, et je veux voir ta tronche quand tu vas de nouveau manger. »

Cloud hocha légèrement la tête, avant de se concentrer de nouveau sur la surface de l’eau, comme pour jouer avec. Sa serviette nouée autour de sa taille, Zack essora ses cheveux autant qu’il put, avant de les rejeter par-dessus son épaule, masse sombre et humide qui lui coulait dans le dos. Il amorça un geste pour sortir, avant de se retourner vers Cloud, un peu gêné.

« Tu es sur que… Il n’y a rien d’autre que tu veux savoir ? »

« Non. J’en sais suffisamment. »

Il n’avait pas tourné la tête pour répondre, comme captivé par le contact de l’eau. Zack hocha la tête, moyennement convaincu, et sortit pour regagner la chambre qui était la leur depuis qu’ils étaient dans la demeure d’Aéris. Cloud quand à lui, resta longuement immobile dans l’eau tiède, le regard dans le vide. Oublier. Oublier. Quoi qu’il ait dit à Zack, certaines question lui venaient à l’esprit, surtout dues à une certaine difficulté à recoller les morceaux épars de sa mémoire défaillante. L’épée de Sephiroth qui avait traversé sa poitrine, et dont il s’était servi comme d’un levier était une chose bien lointaine, uniquement attestée par la présence déjà vieille de la cicatrice sur sa poitrine. Et si elle avait été la seule… Son torse, ses bras, ses jambes, présentaient d’étranges marques qui étaient, une à une, la seule marque du temps qui passait dans la cuve. A chaque nouveau réveil, une nouvelle cicatrice…

Etait il en sécurité, vraiment en sécurité ? Tout cela avait il réellement pris fin ? Zack était confiant. Et surtout, Zack était la. S’il n’avait pas été la à son réveil, il serait certainement devenu fou. Et même s’il ne pouvait rester immobile tout contre lui comme il aurait voulu le faire en cet instant, le seul fait de le savoir vivant et proche de lui était déjà une motivation suffisante pour se lever et avancer. Il ne savait pas vers ou exactement. Devenir un Soldat avait toujours été sa principale motivation, mais maintenant… L’image de Tifa lui traverser subrepticement l’esprit. C’est vrai, elle était à Midgar… Etrangement, il n’avait aucune envie de la voir. Elle le croyait mort, certainement, et… C’était certainement mieux ainsi.

Le jeune homme se leva avec lenteur, imitant les gestes de Zack juste avant pour savoir ou prendre une serviette, et se sécha avec lenteur. Pudiquement enroulé dedans, il entrouvrit la porte avant de regagner la chambre qu’il avait repéré avant cela. Zack n’était plus la, mais il pouvait entendre sa voix sous ses pieds. Ils étaient à un étage, il l’avait vu par la fenêtre. Sur le lit se trouvaient des vêtements laissés à son attention par Zack. Il s’en saisit avec une pensée reconnaissante à son égard, et entrepris de s’habiller, avec maladresse certes, mais obstination. Croiser son reflet dans la vitre suspendu son geste un court instant, avant qu’il ne rabatte avec autorité le tissus sur ce corps qu’il ne parvenait plus à identifier comme le sien.

Sa tête était trop légère, le sol trop instable, et sans trop y réfléchir, il recula contre le bord du lit, s’y laissant tomber. Lorsque, quelques instants plus tard, Zack remonta, soudainement inquiet de ne pas l’avoir vu descendre plus tôt et imaginant déjà plusieurs scénario catastrophe, il le retrouva simplement endormi sur le lit, et le recouvrit en soupirant.

Partie 7 :

Cloud se retourna lentement, émergeant avec un plaisir sans fin de sa première vraie nuit de sommeil. Il n’arrivait pas à se sentir suffisamment en danger pour que son inconscient le pousse à se réveiller plus que cela, et laissait flotter son esprit avec un plaisir sans fin. Il était au chaud, il se sentait bien… L’image fugace de Zack le tira de sa torpeur, le faisant se redresser aussitôt, un sentiment d’urgence lui étreignant leur cœur.

La pièce était petite et chaleureuse, bien loin de l’angoisse qui l’avait réveillé. Par la fenêtre, le soleil coulait en flaques sur ses genoux et sur la couverture qu’il venait de repousser à moitié. Au dehors, il pouvait voir de l’herbe, mais aussi des constructions métalliques qui s’élevaient haut dans le ciel. Mais une percée, comme un trou jamais terminé, permettait au soleil de venir jusqu’à lui et jusqu’à ce jardin.

Et non loin de lui, encadrée par les poutres un peu tordues qui soutenaient le plafond, se tenait une jeune fille auburn qui le regardait avec intérêt, un livre fermé entre les mains, la page gardé par son pouce. Cloud la fixa en retour sans ciller, faisant naître un sourire amusé sur ses lèvres.

« Tu as dormi longtemps. Zack est partit à son travail depuis un petit moment. »

« … Son travail ? »

« Il n’arrive pas à rester en place, et ne voulait pas que vous habitiez ici sans participer alors, il a trouvé un job à la gare, dans le chargement des cargaisons. »

« Ah, oui ça lui ressemble bien… »

Il se refusait de l’avouer, mais l’absence de Zack l’angoissait soudainement, comme signe d’un problème grave. Avant, il avait souvent été seul, mais ces dernières années, il n’y avait que Zack. Uniquement sa présence… Qui l’avait empêché de sombrer. Et sans lui, il serait certainement mort à l’heure qu’il était. Cloud ramener ses genoux contre sa poitrine, cherchant à se composer une expression, tandis qu’Aéris refermait son livre avec soin, usant d’un marque page fait de feuilles sèches tressée pour garder sa page, avant de lui tendre un bol de lait froid.

« Tu a faim ce matin ? »

C’est à cette question qu’il se rendit compte qu’il avait faim, et que son estomac était douloureux. Les paroles de Zack lui revinrent en mémoire, et il ne put s’empêcher d’avoir un bruit de gorge amusé. Il hocha la tête, portant doucement le breuvage à ses lèvres, qui passa difficilement, avant de se frayer avec plaisir un chemin dans sa gorge, lui rapellant un plaisir oublié.

« Je suis désolé, je ne te connais pas. »

Finit il par déclarer en guise d’introduction. Son air austère fit rire Aéris, qui remua la tête en signe de dénégation.

« Moi non plus. Ca me semble les meilleures dispositions pour faire connaissance, non ? »

Cloud ne répondit rien, embarrassé, concentrant son attention sur son bol. Le petit panier de biscuits qui se retrouva posé à coté de lui sur le couvre lit le fit sourire avec hésitation, tandis qu’Aéris s’asseyait en face de lui, sur le bord du matelas.

« Je t

’avoue qu’en plus, je suis très très curieuse à ton sujet… Enfin, commençons par le début. Je m’appelle Aéris, je suis une amie de Zack. »

Etait-ce parce qu’elle même avait des doutes sur ses sentiments ou pour une autre raison qu’elle n’en disait pas plus sur leur relation ? Au final, il s’en fichait, mais cela restait intriguant.

« Cloud. »

« … Et bien, on voit ton passif de membre de l’armée. Quelle rigueur ! »

Le blond détourna légèrement le regard, ennuyé et mal à l’aise. Elle ne semblait pas gênée, elle. Lui, il se sentait perdu, pitoyable, sans repères et complètement instable. Le laboratoire avait disparu sans crier garde pour laisser place à une étrange réalité sous la lumière crue. Heureusement qu’il avait put parler à Zack hier soir, car sans ça…

« Zack est arrivé il y a plus d’une semaine avec toi sur le dos. Il n’a pas voulu m’expliquer pourquoi il avait disparu durant 5 ans. Et toi, tu viens de te réveiller, et… Comme lui, tu a toutes ces cicatrices, et ces yeux si brillants… Je ne suis pas idiote. »

A mesure que son ton ralentissait et que son regard se faisait plus pesant, Cloud se sentait de plus en plus pris au piège par son interlocutrice, ses jambes coincées sous la couverture par le poids d’Aéris lui enlevant la possibilité de se lever, tout comme le panier de biscuits. Il n’avait aucune idée de ce que Zack avait put lui raconter – rien visiblement – et lui, il n’avait pas envie d’en parler. Pas même y penser.

Sa main crispée sur le bol se mis à trembler tandis qu’il serrait les dents, cherchant à extirper de sa gorge des mots qui ne voulaient pas venir.

« …Zack à ses raisons. Moi, je ne peux pas. Tu n’imagine pas… »

Son regard se brouilla tandis qu’une chaleur irradiait ses tempes, et Cloud porta sa main libre à son visage, cachant ses yeux dans un sanglot. Sa poitrine lui faisait mal. Etait-ce une raison pour pleurer comme une fillette ? Il ne se sentait pas capable d’autre chose. Il avait été un poid pour Zack durant tout ce temps et allait certainement le rester…

Interloquée, Aéris se rapprocha, appuyant doucement la tête de Cloud sur son épaule dans une étreinte timide.

« Je suis désolée, pardon… Je suis inquiète, je veux savoir et comprendre, je n’ai pas pensé à ce que tu allais ressentir, excuse-moi… »

Elle avait bien manqué de délicatesse, à le harceler sur ce mystérieux passé dès son réveil alors qu’il était visiblement sortit de l’enfer au vu de sa réaction la veille. Zack lui avait dit qu’elle était la même, altruiste et sans réserve. Il ne voyait que le bon en elle. Il n’y avait pas que ça. Comme en cet instant, elle pouvait se montrer égoïste et blesser. Et elle s’en voulait.

Après s’être reposé un instant sur son épaule, le blond la repoussa gentiment, frottant furtivement ses yeux du plat de sa main.

« Zack… Ne t’a jamais parlé de moi ? »

« Non… Il évitait de trop parler de son travail. »

« Moi, il m’a souvent parlé de toi. »

Une rougeur naquit sur les pommettes d’Aéris, tandis qu’elle fixait Cloud, pendu à ses lèvres. Celui-ci eut un petit sourire amusé, content de son petit effet. Eut-il été sadique qu’il aurait fait durer le suspense, mais il n’y voyait pas d’intérêt.

« … Et il n’y en a pas un dans la garnison qui n’a pas vu cette photo avec le débardeur rouge. Très jolie oui. »

Le sourire de Cloud était l’équivalent d’un fou rire chez un autre, tandis qu’il fixait Aéris qui avait soudainement perdue une bonne part de sa verve, croisant les bras pour retrouver une certaine contenance, cherchant les mots pour réprimander le comportement de Zack sans parvenir à cacher qu’en fait, cela la touchait.

« Il parlait souvent de toi. Pour se moquer de ceux qui n’avaient pas de copine, pour dire que tu lui manquait… Il nous est arrivé pas mal de choses, mais avant ça, quand nous étions à la shinra…  »

Sa voix s’amenuisât, tandis que le jeune homme partait dans ses pensées et ses souvenirs, ayant un peu de mal à démêler ce qui était souvenir de pure rêves. Il en parlait comme si c’était hier, mais c’était déjà si vieux. Il n’inventait ? En tous cas, pas au sujet d’Aéris, il en était sur. Ces souvenirs la étaient terriblement clairs, parce qu’il se souvenait avoir été jaloux à l’époque. Parce qu’il aurait voulu avoir toutes les attentions de Zack ? Quelque chose du genre… Un sentiment diffus, à vrai dire, qu’il avait souvent refoulé au plus profond de lui pour se concentrer sur sa quête du soldat.

Et puis il y avait eut Nibelheim, cette intimité soudaine avec Zack, ces discussions, ces événements… Le réacteur, et après. Ou il était devenu son monde tout entier, la seule chose à laquelle se raccrocher. Et maintenant qu’ils en étaient sortit, cela n’avait pas changé. Zack restait la seule lumière, la seule personne à qui se raccrocher. Zack et son enthousiasme, sa motivation et son optimisme. Zack et son sourire et sa main ferme.
Le blond se sentit gêné d’avoir de telles pensées face à celle qui était sensément sa petite amie, et encore plus alors que les événements se combinaient un peu trop facilement dans son esprit, mettant en évidence quelque chose qu’il n’était pas sur de réaliser. Ne fabulait il pas ? Mais pourtant… Le comportement de Zack envers lui, la manière des deux protagonistes de ne pas se designer comme un couple…

« Tout ça est si vieux… »

Les paroles d’Aéris le tirèrent de ses réflexions, et le jeune homme posa son regard sur elle, interrogateur.

« Je me suis inventée plusieurs histoires, pour expliquer sa disparition et son silence. J’avais vu les rapports de la shinra, mais je ne voulais pas y croire. Je me suis demandée s’il n’avait pas trouvé quelqu’un avait qui il avait refait sa vie, ou s’il n’était pas devenue une autre personne, ou encore… »

Elle soupira avec un petit rire triste.

« Tu crois qu’un jour tu pourras me dire ce qui vous est arrivé ? »

« … J’essaierais. »

Elle posa timidement sa main sur la sienne, souriant à la réponse de Cloud qui serra doucement ses doigts, avant de se relever, récupérant son livre au passage.

« N’hésite pas à descendre quand tu voudras. Zack rentre vers 14h. Il faut prendre tes marques ici. »

Il hocha la tête, pas très sur de réussir un jour à se sentir vraiment à l’aise ici un jour malgré l’ambiance confortable qui y régnait. Trop confortable en fait, trop différente du passé, tellement qu’il avait l’impression de rêver. Mais tout était bel et bien réel, et l’avenir se déroulait de nouveau devant lui. Et ça le terrorisait.

Partie 8 :

« Je sais que tu n’a jamais réussi à me mettre à terre, mais quand même la, tu atteint des sommets ! »

Cloud se releva vivement, se déplaçant de quelques pas rapides avant de tenter une autre attaque, son balais volant alors en éclats alors qu’il se retrouvait encore une fois repoussé en arrière. Sur son banc de pierre, Aéris applaudit des deux mains avec un sourire forcé.

« Bravo les garçons, 14eme balais détruit. C’est pas que j’en ait marre d’en racheter, mais… »

« Ah ah, pardon Aéris. C’est vrai qu’on devrais se trouver des armes d’entraînement ou quelque chose d’autre pour ça, mais… »

Cloud ramassa les morceaux de bois, un peu piteux, avant de les poser à coté du banc, un peu gêné. Cela faisait plus d’un mois qu’ils étaient ici. Le temps avait corrigé les blessures et le temps de sa maladie était loin derrière. Il était resté plus d’une semaine encore alité, prompt à faire de la fièvre et à trop dormir, mais cela était désormais révolu. Il restait la plupart du temps dans le jardin, et avait pris l’habitude de beaucoup discuter avec Aéris, dont il comprenait jour après jour l’attrait qu’elle avait put effectuer sur Zack. Une très bonne amie avant d’être une amante.

Zack lui avait largement trouvé ses marques, ayant gardé son travail qui se devait d’être temporaire et étant aussi joyeux que par le passé. Lorsque Cloud avait été définitivement mieux, ils s’étaient mis à faire de l’exercice ensemble pour retrouver leur musculatures, et ces séances d’entraînement étaient devenues quotidiennes, séances entre jeux et compétitions ou ils retrouvaient ces sensations perdues. Aéris les regardait ou y prenait part, Zack lui ayant par le passé appris à manier le bâton. Même si elle était une adversaire évidemment trop faible pour un membre du soldat, face à un Cloud sortit de la maladie et tout juste remis sur pied, elle avait été un excellent transfert avant qu’il ne se retrouve face à Zack et ne se fasse démolir le portrait à chaque confrontation.

« Mais a t’on vraiment besoin d’armes en fait ? »

Zack se retourna vivement, attaquant Cloud d’un coup de pied retourné que celui esquiva aussitôt. Il avait toujours été doué pour l’esquive. L’entraînement repris sous les commentaires amusés D’Aéris, complétant le tableau fictif d’une joyeuse et insouciante bande de jeunes gens.

Partie 9 :

Depuis qu’ils étaient ici, ils dormaient dans la chambre d’ami. Si Cloud avait insisté pour laisser le lit à Zack, celui-ci avait obstinément choisi de dormir par terre. Au début. Assez rapidement, l’angoisse de la nuit et du silence l’avait poussé à rejoindre Cloud sur le lit, pour dormir cote à cote. Dos contre dos, voir main dans la main, enfin rassuré et capable de somnoler un peu. Il dormait trop peu désormais, bien trop, et n’en ressentait d’ailleurs par de réelle gêne physique. Encore un contrecoup des expériences ?

Cette nuit la, la lune était presque pleine, rendant plus éclairée que d’habitude leur chambre. Cloud, allongé sur le coté, feignait de dormir, à coté de Zack qui, les bras croisés derrière la tête, fixait obstinément le plafond.

« Pourquoi ne rejoint tu pas Aéris dans sa chambre ? »

La question, comme sortie de nulle part, était le fruit d’une longue et lente maturation de la part de Cloud. Il ne posait jamais de mots au hasard, et ses questions étaient toujours longuement mesurées. Zack le savait, et considéraient à leur juste valeur. Zack ferma les yeux, inspirant longuement.

« Trop… De temps. »

Un étrange silence s’étira entre eux deux ou seules perçaient leurs respirations, jusqu’à ce que Cloud se retourne vers Zack, levant son regard brillant vers lui.

« Tu ne l’aime plus ? »

Zack le regarda, une expression mitigée sur le visage. Les questions de la part du blond étaient rares, surtout aussi ciblées, et surtout lorsqu’ils connaissaient les réponses.

« Si, je l’aime. Comme toi tu l’aime. Comme une amie. Mais entre nous, il y a… Ce vide… »

Il posa la main sur un mur invisible devant lui, incapable de poser des mots sur cette distance qui s’était établie entre eux. Parce qu’il avait passé 5 ans dans une cuve tandis que elle, elle vivait et l’attendait en imaginant le pire pour lui ? S’il avait vécu autre chose… Est-ce que leurs relations seraient différentes aujourd’hui ? Cette question le taraudait, et il avait l’impression que sa réponse l’amènerait vers une douloureuse libération.

« Si notre absence… Si je… Si ce n’était que le temps, tu crois que ça aurait aussi changé ? »

« Le temps change les gens. »

La réponse de Cloud était amère, et Zack se coucha lui aussi sur le coté pour le regarder en face. Ils chuchotaient, comme s’ils se confiaient des secrets. Étrangement liés par un lien invisible, le même qui les avait unis jour et nuit dans ce laboratoire. Zack posa le doigt sur une cicatrice du bras de Cloud, la remontant lentement jusqu’à son épaule en passant par d’autres marques, comme un sarcastique labyrinthe sur sa peau.

« Depuis que nous sommes sortit des cuves, je ne suis plus le même Cloud. Je crois que Hojo… »

« Je ne veux pas en parler. »

« Cloud… »

Zack aggripa l’épaule du blond alors que celui-ci cherchait à se retourner.  Ses traits se durcirent tandis qu’il essayait de se dégager.

« Cloud, j’ai besoin d’en parler, écoute moi ! »

« Lache-moi ! »

« Tu ne peux pas effacer le passé simplement parce que tu le veux ! »

« Si ! »

Envahit d’une rage folle, Cloud l’avait brutalement repoussé, le faisant se cogner au sol. A genoux sur le lit, auréolé de la lumière de la lune, il sembla un court instant devenu une bête qui ne cherchait qu’à blesser. Un animal traqué qui déchiquetterait quiconque s’approcherait de lui. Le cœur battant la chamade, ne se préoccupant pas de la douleur qui le tiraillait dans le dos, Zack le fixait du regard, une surprise mêlée d’une joie bien mal placée l’envahissant.

Cloud se calma soudainement, se mettant à trembler de tout son corps tandis que son expression se décomposait. Zack se releva lentement, avant de poser ses mains sur ses épaules tremblantes et de le rejoindre sur le matelas, le serrant dans ses bras.

« M-moi aussi… Moi aussi…. »

Cloud s’agrippa de toutes ses forces à Zack, déchiré de devoir faire cet aveu qui n’en était pas vraiment un. Les expérimentations d’Hojo sur eux deux avaient été similaires. Lui aussi, depuis son réveil, il sentait cette colère mal placée qui débordait sans raison dans son cœur, cette envie de tuer et de lacérer, qui le prenait sans crier gare. Lui qui voulait oublier ce passé, il ne voulait pas en parler, mais…

Zack le serrait contre lui comme s’il avait été sur le point de disparaître, ou comme si c’était le monde qui avait décidé de disparaître et que seul Cloud pourrait rester avec lui.

A court de sanglots mais pas de larme, le blond essaya de se reculer un peu, relevant la tête pour le regarder dans les yeux. L’estomac noué et le cœur déchiré, Zack ne parvenait pas à le lâcher, le regardant avec une affection qui le dépassait lui même. Lentement, il posa ses lèvres sur sa tempe, goûtant du bout de la langue ses larmes, avant de perdre le contrôle de ses actes et de goûter les lèvres offertes. Les yeux écarquillés, Cloud ne chercha pas à se dégager, répondant avec une timidité bientôt remplacée par une passion fiévreuse à Zack. Ses mains glissèrent sous ses vêtements pour éprouver la chaleur de sa peau, tandis qu’il se collait à lui comme s’il avait voulu se fondre dans son corps.

Zack mit fin à leur baiser pour reprendre son souffle, avant de poser son front contre celui du blond.

« … Je n’ai que toi… »

« Moi aussi. »

« Je n’ai plus que toi dans ce monde. »

Cloud l’embrassa de nouveau, passant  les mains autour de sa nuque pour les mêler dans sa chevelure noire. Depuis quand avait il désiré un instant pareil ? Il ne parvenait  pas à le savoir réellement. Tout ce qu’il savait… c’est que sans Zack, il serait mort. Pas seulement avant le laboratoire, pas seulement lors de leur fuite. Si maintenant Zack disparaissait, son âme serait morte.
Il n’y avait plus que lui au monde, plus que lui qui lui donnait une raison de vivre, d’avancer, et même d’espérer un jour être heureux.

Zack l’incita à s’allonger, et ils restèrent longtemps enlacés, à se caresser doucement. Ils se touchaient déjà facilement avant, dans une étrange intimité qui avait grandit de jouer en jour, mais semblaient passer un cap ce soir la. Sa main caressant doucement le ventre de Cloud, Zack finit par murmurer son nom, le tirant de la vague somnolence dans laquelle ce petit veinard qui pouvait encore dormir s’était plongé.

« On m’a proposé une mission, en tant que mercenaire. Un réacteur mako à infiltrer… »

« … »

« J’ai envie d’accepter. On peut partir, et vivre en tant que mercenaire ? La vie tranquille ne me convient pas, et à toi non plus. »

« Et Aéris ? »

« Elle comprendra. »

Un bruit derrière la porte lui fit tourner la tête. Il s’en était douté, ils avaient été bruyants. Au moins, tout serait clair. Zack soupira, embrassant de nouveau le jeune homme avant de le serrer contre son cœur.

« Je serais toujours avec toi. Demain, nous irons accepter cette mission tous les deux. »

Cloud hocha la tête, avant de se relever, s’asseyant à califourchon sur le brun, qui posa les mains sur ses hanches, amusé.

« Cloud ? »

« Je ne sais pas quand sera la prochaine fois que nous aurons un vrai lit, et tu me tente depuis trop longtemps. »

« Hey ! Menteur, c’est le contraire ! »

Cloud posa son front contre le sien et ils rirent en cœur, heureux d’être ensemble, vivants, et de trouver chacun dans l’autre la force d’avancer à petit pas vers l’avenir, quel qu’il soit.

Fin.


Commentaires :

Pfiou ! [Insérez moult rougissements et balbutiements]. Je suis tout d’abord extrêmement surprise d’avoir écrit cette fic jusqu’au  bout. C’était un délire fangirlique et je l’ai finalement terminé. J’en suis en soi assez contente, même si je n’ai au final fait que rajouter une fanfic au developemment très très classique sur la toile.
Je ne considère pas la fanfic en soit comme un acte puéril. Certains sont de véritables auteurs dans ce domaine. Mais pour moi, son exécution relève vraiment d’un débordement incontrôlé de fangirlisme. Je veux dire, je n’avais pas écrit de fic depuis euh, 10 ans ? Allez, 8.
Bref, tout ça pour dire que ça ne risque pas d’arriver de nouveau avant très longtemps. Je ne suis pas très bonne à cet exercice, et je me suis surtout fait plaisir.

Le titre « Patriots on moonlight night » est tout bêtement le titre d’une des chansons du jeu Crisis Core (A écouter absolument au casque si comme moi vous n'avez pas de bonnes enceintes, sans les basses on perd une bonne partie de l'intérêt de cette musique ) que l’on entend au début de l’Oav Last Order et qui colle bien à l’ambiance que j’imagine dans le laboratoire d’Hojo. Cette partie de l’histoire m’a toujours fasciné – j’adore les gens des des cuves, tout ça – et associé au couple Zack x Cloud, j’ai toujours fantasmé dessus.

Commentez ce que vous voulez, je ne suis pas contre les critiques et les remarques. Gardez juste en tête que je n'ai pas l'habitude d'écrire et que cela reste une lubie fugace. Mais je suis très curieuse d'avoir vos avis si vous avez pris le temps de tout lire ! Merci d'avance.

Publié dans jeux vidéos

Commenter cet article

Plumy 19/03/2011 18:40


Merci Yami chouuuu ;_; *Caline*

Ah ah Zack j'avais toujours très peur que ses répliques fassent "gros lourd", ce qui passe à l'oral ne passe pas forcement à l'écrit >_


Yami 19/03/2011 16:28


J'ai enfin pris le temps de lire, et j'ai beaucoup aimé, surtout que ça faisait longtemps que je ne m'étais plus plongé dans le monde de ff7 ^^ ouh, on aimerait bien voir la suite en bd hein xD
sans rire, Zack et ses répliques sont top !